D-Day Race, une course historique

Une course pas comme les autres.

 

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Cela fait maintenant une petite année que j'ai rejoint l'équipe de la D-Day Race en tant que parrain de la course. Plusieurs mois à partager les questions, les doutes, les envies avec Jean Charles, le directeur de course !

Croyez moi, ce n'est pas une mince affaire. Comme tout le monde, je suis client de courses et forcément je suis exigeant. Une fois proche du côté « obscur » de l'organisation, les choses paraissent tout de suite plus complexes. Une chose est certaine, les gens, derrière un tel événement, pensent principalement aux coureurs et à leur laisser un souvenir impérissable de leur aventure.

J'ai couru de nombreuses années en Trail et, en deux ans, j'ai eu la chance de participer à de nombreuses épreuves de course à obstacles ; il faut être clair, les courses sont souvent perfectibles.

Alors certes, les améliorations sont toujours possibles, mais la critique facile est rarement constructive. Derrière la page facebook, le site internet, les photographies instagram, il y a des personnes, des passionnés, des amoureux du sport, et les commentaires assassins sont parfois extrêmement blessants. Je vous rassure, les remarques constructives et réalistes sont prises en compte. Les problèmes de chronométrage, les erreurs de certains bénévoles, les loupés sur quelques obstacles sont certainement désagréables mais, de grâce, rendons hommage à toutes les choses qui sont réussies.

 

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Revenons à cette belle aventure. Une fois de plus c'est avec mon ami, mon partenaire de course, mon binôme de team « Lynx Multisport FOR » que je participe à cette épreuve... Bruno, Batman !

L'originalité de la course tient en de nombreux points : d'abord, la course élite est divisée en plusieurs bateaux, ce qui signifie que l'on est en mode « contre la montre ». En effet, il est impossible de gérer car, sur ce type de course, on ne sait jamais comment les autres concurrents ont couru. Ensuite, le départ de la course se fait à bord d'un zodiac sur les plages du débarquement, en particulier à « juno beach ». Le lieu est chargé en émotions, une pensée vont à tous ces soldats qui ont sacrifié leur vie pour la liberté, des héros d'une époque pas si lointaine !

 

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Malgré un nombre important de bateaux sur la vague élite, le hasard veut que je me retrouve avec deux champions. Je reconnais immédiatement Grégoire, le suisse vainqueur impressionnant de la Spartan Race du Castellet et, bien sûr, l'extravagant Jordan made in SWAT ! Bruno « Batman » et Jérémy « Iron » sont également sur le zodiac, on a l'impression d'être sur un vaisseau « Marvel-Comics », Mathieu est là aussi.

 

Bateaux

Le départ se fait depuis le bateau, les coureurs sautent à l'eau et un tapis posé sur le sable permet de prendre en compte le vrai temps du départ grâce à nos puces chronométriques.

C'est parti ! Après un rapide tirage de sac de sable, « la machine » suisse donne le tempo. Jordan et moi sommes juste derrière. Les premiers hectomètres sur la plage nous permettent de faire la visite des bunkers avec un passage dans l'obscurité en mode labyrinthe.

Saut 2

Le ton est donné, la course sera sportive et ludique. Je prends la direction des opérations durant une longue partie sur le sable, avec quelques burpees en guise d' amusement et un petit porter de bûche de bois. Mes compères me dépassent pour rentrer les premiers sur une grosse structure de bois dans laquelle on grimpe, on saute et on franchit un premier monkey-barre. À l'issue de ce dernier, je perds trente secondes suite à une mauvaise réception sur les poutres mouvantes.

À partir de là, c'est en véritable chasse-patates que je vais évoluer. Jordan et Grégoire maintiennent un écart de quarante secondes durant la longue partie dans la campagne normande. Les nombreux passages dans les marécages ainsi que dans les rivières ne me sont pas favorables, et les dépassements de vagues précédentes ne sont pas aisés, les petits obstacles disposés par-ci par-là ne nous freinant que très peu.

Riviere 1

Je parviens à combler les écarts sur Jordan à la faveur d'un long va-et-vient en montées-descentes, type cross. On rejoint à deux une ferme avec un nouveau dédale à base de meules de foin. Pas vraiment efficaces individuellement, on trouve la sortie à deux. La longue portion de course à pied qui suit me permet de constater que Grégoire creuse un véritable écart.

La suite va être un mano a mano avec Jordan, plus efficace que moi sur les obstacles. La première structure est sympathique, un ramper permet d'accéder à un environnement très sombre avec deux palissades à franchir dans la fumée. On enchaîne avec un bac rempli d'eau et de neige carbonique qui donne un effet eau bouillonnante.

Herisson

Nouvelle structure mélangeant buse et palissade et on attaque la dernière partie sur la plage. Je perds du terrain sur le passage des « hérissons tchèques » (voir wikipédia). Le monkey-barre montant-descendant permet à Jordan de gagner encore quelques précieuses secondes.

Je relance la machine et la partie de montées-descentes sur le mur séparant la plage et le chemin de promenade m'aide à combler l'écart. Je relance encore sur le sable. On franchit un obstacle historique « une porte belge » puis on enchaîne avec des petits obstacles : passage dans un parc à gros ballons puis course sur des tapis en mousse disposés sur le lit d'une rivière.

Boules

Ensuite une haute rampe de type skate est à franchir avant d'arriver sur la palissade finale. À la faveur du long sprint final, je termine avec une poignée de secondes devant Jordan et à près de deux minutes de Grégoire.

Rampes

Le classement final sera finalement celui de notre bateau. Grégoire, moi et Jordan.

 

Un immense merci à l'équipe de la D-Day et en particulier à Jean-Charles pour son investissement entier ! J'ai également bien apprécié l'échange avec Manu, Mr Somad.

Merci à mon ami Bruno pour nos aventures et les délires partagés, à Aude pour le remplacement de son chéri Vincent et sa belle performance. Merci à Micka et à la Lynx Multisport FOR pour cette belle tenue de guerrier ! Bravo les copains du jour, Iron et son copain barbu, Jordan et sa bande de SWAT, Grégoire et son équipe famille très efficace, Slohan, Mathieu, Mat, Damien, Sylvain, Hugo, Roro et Ameline et à tous ceux que j'oublie... Bravo aux filles également Marie et Sandra et à toutes les autres. Et un gros coucou au champion Thomas qui, actuellement, court plus vite sur les mains que sur les pieds.

Qualifié OCR European Championships, bien sûr !

 


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Commentaires (2)

Courcier Etienne
  • 1. Courcier Etienne | 02/04/2016

Il me semblait bien t'avoir croisé sur cette course.

Personnellement j'ai adoré cette D-Day, j'ai mis 2h16 donc on n'était pas dans la même coure, mais j'ai pris mon pied et j'en ai vraiment chié, surtout avec les crampes à la fin.

D'ailleurs après avoir discuté avec pas mal de monde des SAS Elite, on est beaucoup à avoir eu des crampes assez violentes sur al fin. La faute à la déshydratation et aux passages dans les rivières.

Mon seul gros point noir pour moi reste le ravitaillement, il y en avait un seul et il était super léger.
Je pense qu'ne en mettant 2 la prochaine fois, ca sera plus qu'aprreciable.

A bientôt sur une la Mud ou la Spartan qui sait..

bravattitude
  • 2. bravattitude (site web) | 12/04/2016

Bonjour! Merci de m'avoir lu et oui je suis assez d'accord sur le ravitaillement ;-) à bientôt sur une course

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