Templiers 2010, dans le dur

Trois jours dans l'Aveyron, deux

de préparation et une journée de déception...

 

C'est avec une grosse détermination et une envie énorme que je rejoints Millau ce vendredi : Jack me conduit et c'est totalement serein que je m'installe dans l'hôtel pour être dans les meilleures dispositions pour attaquer ce « championnat de France ».

Durant ces jours de tranquillité je vais faire la connaissance de gens super : Micka et Sylvain ainsi que leurs famille respective.

 

Ces donc dans d'excellentes dispositions que je suis au départ dimanche matin pour ce festival d'émotions : combativité, curiosité, appréhension, ...

 

Le départ est donné à Millau dès l'aube et c'est à la frontale que l'on entame les premiers mètres de la course : le bitume laisse rapidement la place aux premiers hectomètres de chemins. Je sens dès à présent que la matinée va être longue, très longue!

Malgré les dernières compétitions bien gérées, je ne trouve pas le bon rythme et heureusement Sylvain reste serein. Dans un premier temps je reste à ces côtés, c'est lui qui a raison. « Ça part vite mais ça va se calmer rapidement » ce sont ces propos et je sais qu'il a raison. Je n'arrive pas à me caler dans ses pas, je suis lâcher dès la première pente. Un mal étrange me ronge : mon ventre est gonflé et les jambes ne répondent pas, et comme si ça ne suffisait pas je n'arrive pas à m'hydrater.

Dans un sursaut d'orgueil, je rejoints Sylvain sur la première partie en plateau. Regonflé par cet éclat étonnant, j'accélère en descente si bien que je retrouve Jack au premier ravitaillement à Peyreleau au kilomètre 22 avec le sourire.

Souriant certes, mais silencieux, je sens que rien ne se déroule comme prévu! Sylvain me rejoints sur les nouvelles pentes et me dépose littéralement. Personne, personne ne court à mon rythme ou plutôt je cours comme personne : aucune cohérence dans ma foulée, aucune régularité... Je ne cours pas je cherche à mettre simplement un pied devant l'autre sans aucun plaisir. J'ai mal au ventre, et la sensation de ne pas pouvoir avancer s'installe.. J'arrive à St André de Vezines et heureusement les encouragements de Fiona et son entraineur Philippe ainsi que les mots de Jack m'incite à me concentrer sur ma course.

La descente me redonne le moral, enfin pour le moment. Le début est roulant la suite plus technique. Le parcours est agréable mais le terrain glissant m'oblige à rester concentrer sur le sol dangereux. Je retrouve La Roque St Marguerite où énormément de monde nous encourage!

Je retourne sur la pente à travers le buis, je commence à galérer quelque chose de costaud; même le retour du plat ne me permets pas de reprendre l'envie. Certaines personnes m'encouragent encore et m'incite à m'accrocher. Retour sur les plateaux, je marche. Cette fois c'est Isabelle Jassaud-Grenier future lauréate qui m'encourage à repartir, je la suis dans la descente vers Massebiau. J'indique à Jack sur ce dernier ravitaillement mes difficultés et l'informe que je vais serrer les dents et terminer.

 

Jean Michel Touron, mon ami, finisher la veille de l'ultra me suit sur la dernière difficulté. Je gravie cette dernière côte avec un maximum de douleurs mentale, physique, psychique... La dernière descente me permet de rejoindre enfin l'arrivée, le regard vers le bas, le moral dans les chaussettes...

 

Malgré les réconforts de tous je suis extrêmement déçu. Je cache un peu ma déception face à Mika qui lui n'a pu finir à cause d'une vilaine entorse de la cheville.

Je suis conscient d'avoir rater ma course, mais également d'avoir déçu les gens qui avaient cru en moi...

Là j'ai digéré! Je sais que cette épreuve me servira pour la suite et j'ai déjà envie de retourner en découdre sur la Saintélyon!

 

 

 

 

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