Jogg'îles, 31kms au goût amer...

Jogg'îles, 31kms

Une victoire au goût amer...

Affiche joggiles

 

Vendredi 14 novembre dans la soirée, satisfait de mes derniers entraînements, je consulte un de mes sites préférés : « le sportif ». Je constate que se court pas trop loin de chez moi, la « jogg'île », une course nature. Plusieurs distances sont possibles : de 5kms à 31kms en passant par le 10, le 15 et le semi.

Je choisis la course la plus longue.

 

Echauffement

 

Me voici donc le dimanche matin à 07 heures 00 pour récupérer mon dossard. L'échauffement matinal ne me laisse que peu d'espoir pour la suite. J'ai les jambes en coton et le souffle court. En même temps, c'est presque toujours comme ça.

Bref me voici sur la ligne de départ. Je salue Pascal (Photogone) armé de ses appareils photo, J-Paul et Franck qui sont également alignés sur ce parcours de 31 kms. Un briefing est fait juste avant que soit donné le départ. On nous montre le parcours sur une carte. Il faut être attentif comme si on partait sur une C.O.

 Plan31kms

8H15 : les coureurs sont lâchés, je suis très rapidement en tête. Je commence autour du lac pour la première boucle de dix kilomètres. Le premier mille est avalé en très peu de temps. Derrière, Franck est très proche mais, à la faveur des premiers kilomètres, je creuse un écart régulier. J'enchaîne les kilomètres à 3'30 de moyenne.

Miribel jonage au coucher du soleil

Le chemin est parfois un peu humide mais il reste roulant. On garde le lac en main courante à gauche. Le parcours est bien balisé. Des signaleurs sont présents aux endroits stratégiques. Je termine bientôt la première boucle. Je constate un écart assez conséquent avec le deuxième grâce au passage à gué bien dégagé.

 

Enfin, le dernier kilomètre avant la nouvelle boucle du semi se dévoile.

P10707924

Je rejoins le bord du lac et me retrouve à la bifurcation du dix et du semi, seulement je ne sais pas où je dois aller. Je décide de remonter en direction de l'arche de départ et, bien évidemment, c'est l'autre direction qu'il fallait prendre. En contrebas, je vois Franck commencer la deuxième boucle alors que je me fais presque engueuler par l'organisateur du début, celui qui avait fait le briefing. « ç'a été dit, il faut écouter ! » Énorme ! J'ai déjà les boules de m'être fait doubler mais là c'est le pompons, ça va être de ma faute !

Course 1

Bref, en mode contrarié, j'avale les deux kilomètres suivants à 3'20''-3'25'' ! Autant dire que j'arrache la boue du parcours. Je rattrape Franck, surpris de me voir revenir de l'arrière, qui ralentit sa course.

On échange deux-trois mots et je continue sur ma lancée.

L'objectif du jour reste le chrono. Je souhaite faire le point sur ma qualité de vitesse et de soutien en vue de ma future tentative de record sur tapis de course.

Accueil

J'enchaîne les kilomètres à 3'40'', le terrain n'est pas propice à la vitesse. Je longe d'abord des carrières puis je reprends un chemin après une traversée de pont. Le chemin est relativement propre, le souci vient de la densité des coureurs. Je reprends les « wagons » des runners du semi-marathon partis quelques minutes avant. Si, au départ, ils sont clairsemés sur le long du parcours, plus je me rapproche de la fin, et plus le dépassement devient compliqué.

Je fais du gymkhana ! À droite, à gauche, les pieds dans les cailloux puis dans une flaque, il faut avouer que l'exercice devient pénible... Qu'à cela ne tienne, je garde en vue mon objectif, celui d'en terminer en moins de 1 heure et 55 minutes.

Les derniers kilomètres sont communs avec ma première boucle. Je double, encouragé parfois par les concurrents du semi.

Presque anonyme, j'en termine, vainqueur, en 01 heure 53 minutes au milieu des coureurs mélangés du semi et des autres distances.

Aprescourse

J'échange quelques mots avec un journaliste, récupère mon T-shirt et cherche en vain quelque chose à manger au ravitaillement final. Le pain d'épice et les morceaux de chocolat à côté des quartiers d'orange, très peu pour moi ! Je bois un verre d'eau et fonce me laver.

Nettoyé et réchauffé par l'eau chaude des douches, je vais voir l'organisation et leur explique que je dois quitter les lieux afin de rejoindre mon travail. Je récupère ma coupe et mon sac à dos, cadeau !

 

Article

 

Si j'ai apprécié de voir mon ami Pascal et de courir avec des gens sympas tels que Jean Paul ou Franck, je dois avouer que je suis déçu par cette course.

Les bénévoles ont été parfaits sur l'ensemble de la course et le tracer ne m'a pas vraiment surpris. En revanche, si j'ai encore en travers de la gorge la remarque lors de mon erreur de parcours, j'ajoute que pour une course de 4000 personnes, et qu'au vu du prix de l'inscription (22 euros), les prestations sont limites. Boire un café chaud et un seul c'est moyen, un sac à dos pour le vainqueur de la course la plus longue de la journée, c'est ridicule ! Autant ne pas donner de lot... Enfin, le ravitaillement final est le plus pauvre que j'ai vu ces dernières années. Bref, je suis vraiment déçu !

 

Je ne conseillerai évidement pas cette course et à l'avenir ce sera sans moi.

J'ajoute que je n'ai pas l'habitude de critiquer les organisations mais, cette fois, je me devais d'exprimer mon ressenti.

 

 

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.