les foulées de la fraternelle

Recommencer, encore, toujours !

 

Mon tour de piste est terminé. Non, pas celui de 400 mètres mais plutôt celui des presque 4 années à évoluer sous la bannière Nb.

Me voilà ce matin tout nu. Pas de tenue de la nouvelle saison, pas de pression non plus !

En coureur anonyme, vierge de toute de marque, j'accroche mon dossard comme pour la première fois.

Cela se passe chez mes voisins.

Un parcours de 11 kilomètres organisé par l'association « la fraternelle » de Bourgoin-Jallieu.

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Des semaines à cravacher, et des vitesses qui n'augmentent pas, c'est avec ce terrible constat que je m'élance sur ce parcours pas si roulant que ça. Bon, ok il faut ajouter à cela une nuit quasi-blanche ou plutôt une nuit de boulot terminée deux heures auparavant.

11 kilomètres où je vais devoir relancer dans les bosses et dans les descentes... alors que lors des dernières semaines c'est les temps de soutien que j'ai augmenté. Rien, le néant au niveau du dénivelé, enfin l'essentiel est de retrouver du plaisir.

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La course, j'y revient. Je parts à peine réveiller après donc une courte sieste d'une heure.

Je lance quand même le peloton jusqu'à l'entrée de la zone de Rosière soit un peu plus de deux kilomètres de bitume, le long de la rivière berjalliène, la Bourbre.

Je connais bien le parcours où plutôt le secteur. Je sais que je vais être à la ramasse sur les parties ascensionnelles, je n'ai absolument pas travaillé ce domaine depuis des mois.

Je me cale dans les pas du patron du jour. Rien à faire je perds du terrain sur cette première grimpette. La descente qui suit ne me permet pas de rentrer non plus. Je relance et ralentit à nouveau sur le « mur ». Cette montée sur Montbernier finit par m'achever. Je laisse du temps et un rapide pointage me permet de constater les dégats : près de 45 secondes de retard.

J'emprunte une longue descente pour rejoindre l'étang de Rosière, puis une route avant de retrouver l'axe en bordure de rivière identique au départ. Les jambes sont plus efficaces, l'écart se réduit. Je reviens et à deux kilomètres de l'arrivée, l'écart est d'environ dix secondes. Mais je suis asphyxié, j'ai les poumons en feux et un goût de sang envahie ma bouche. Je ne rentre pas. Les derniers hectomètres sont très long, je termine en relâchant.

J'en termine, deuxième en 38'45''.

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Une organisation très familiale mais très organisée, c'est ce qui me fallait pour une reprise.

Merci et bravo à toutes et tous.

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