Spartan Race Super Cologne 27.06.15

Spartan race Cologne, Une course de folie

La Spartan Race « Super » en Allemagne ça Köln !!!

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Nous sommes trois à laisser Paris pour affronter les Allemands sur leurs terres ! Bruno et moi sommes engagés sur le format « Super », c'est à dire 13 kilomètres, du dénivelé et une vingtaine d'obstacles principaux.

Arrivés la veille, nous en profitons pour prendre la température et voir le début du parcours. Le premier obstacle que l'on voit en se garant, c'est ma bête noire : le javelot... mauvais présage !

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Mais il nous en faut plus pour nous décourager, et nous voilà en mode concours de lancer avec des camarades allemands venus avec leurs javelots perso !

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L'heure du repas arrive à grands pas, nous voilà donc repartis à la recherche d'un hôtel et d'un restaurant. Après un sympathique apéro, puis un dîner en terrasse dans les rues de Wiehl, nous rejoignons notre hôtel afin de nous mettre au lit pour un repos bien mérité.

 

 

06h00 réveil, 06h15 voiture chargée, 06h30 premier café... bref, 08h20, la puce est accrochée et la tenue de guerrier enfilée, « aaahhh » il faut s'échauffer maintenant !!!

On trouve difficilement un chemin plat ; en effet, ici, nous sommes en plein milieu d'un forêt dense et très vallonnée. Finalement, nous empruntons une partie balisée du parcours. « Super méga mauvaise idée » ! On tombe nez à nez avec un obstacle d'équilibre sur poutre ronde et humide... « ah oui ! j'avais oublié... il a plu des cordes cette nuit et, ce matin il pleuvine encore » bref ! après trois tentatives d’entraînement infructueuses, je retourne, la queue entre les jambes (oui vraiment), en direction du départ.

Dep

Je ne dis rien à Bruno dans le sas du départ mais je ne sens pas la course du tout !

Deux obstacles rencontrés et soixante burpees potentiels : c'est mal parti !

Depart boue

 

 

« Zehn, ...drei, zwei, eins », de toutes façons, je ne comprends rien à l'allemand, mais quand je vois la meute partir, instinctivement, me voilà en chasse.

Depart 3

On débute par l'Ascension ! Non, non pas la fête religieuse, mais une bute de dingue sur un terrain de moto-cross. Un pourcentage de fadas (pourtant ce n'est pas la ruée) et une boue humide et collante, voilà comment se décrivent nos premiers hectomètres. Comme l'exercice n'est pas assez difficile, sur la montée, un fosse remplie d'eau nous rappelle que nous sommes sur une course à obstacles.

Eau

Quinzième environ après cent mètres, je reviens sur la fin de la bosse en huitième position.

Le terrain devient plus souple et plus propre, la boue laisse place à un pré puis à un sentier. Je fais l'effort pour recoller. Si le deuxième est à portée de fusil, en revanche le premier est déjà loin !!! J'apprendrai plus tard, à l'arrivée, son niveau en course à pied... pour les initiés une marque à 28'30'' sur dix bornes !!! (info non vérifiée)

Run

On attaque la première descente du parcours, le tracé est en devers entre deux clôtures de barbelés, histoire de pimenter encore l'exercice. Je me place dans le top cinq.

On enchaîne le fameux triptyque des murs : dessus, dessous, au milieu. Si les deux premiers ne nécessitent pas d'explication, pour le troisième je précise qu'une sorte de fenêtre est découpée dans le bois et il faut passer par ce trou... en aucun cas le « au milieu » ne signifie qu'il faut exploser le mur en bois !

Course 2

Si l'exercice ne chamboule pas le classement, le suivant va avoir une importance capitale pour la suite. Les barres parallèles se dévoilent. Le premier est déjà loin et nous sommes trois à nous présenter à cet obstacle : un allemand au t-shirt jaune, un autre concurrent au t-shirt orange et moi au t-shirt transparent ! Bon d'accord... en fait, je n'ai pas de t-shirt parce que pas de sponsor... ça c'est dit. Le gars en orange passe devant, suivi du jaune ; j'évolue pour ma part sur leur droite. Et là nous sommes témoins d'une faute du gars en orange, qui met le pied à terre avant de repartir non sans éviter de regarder la juge présente. « Les burpees ne sont pas faits malgré la faute avérée » : oh ! un alexandrin... ou pas.

Winnerle futur vainqueur

 

Il repart seul devant, nous échangeons avec Mr « jaune » qui me fait part de son intention de déposer une réclamation : ok pour moi, je témoignerai, c'est mon devoir (bon ok, j'en fais un peu trop peut-être).

On traverse une petite route, puis on commence la balade de notre rondin de bois d'une bonne trentaine de kilos. « Direction la forêt, point à atteindre le sommet de la colline, itinéraire par le chemin tracé...euh chef y a un problème, y a pas de chemin » ! Ben tu suis les ru-balises mec ! Et nous voilà partis avec notre tronc d'arbre, en esquivant les branches, les arbres abattus et les trous dissimulés sous les feuilles mortes, dans une pente de folie. Et hop, demi-tour et descente dans les même conditions, je manque de tomber plusieurs fois et, comme par magie, je ressens les premières contractions musculaires dans les fessiers.

Je tiens difficilement ma quatrième place pour le moment. Je relance sur quelques dizaines de mètres et, rebelote, droit dans le pentu, toujours au milieu d'un terrain de travail de bûcherons !

Barbel

 

La fin de l'ascension correspond au premiers ramper : d'abord sous un filet tendu au sol puis sous les barbelés.

On continue en courant et je me fais reprendre sur cette nouvelle ascension plus roulante. On bascule dans la descente, je suis cinquième. Passage sur un mur incliné vers soi, qui nécessite une bonne traction pour réussir le franchissement. On enchaîne avec un sentier roulant entre les prés à vaches et, après une rapide observation, je constate que l'écart est important avec les gars en course pour le podium. Et comme si ça ne suffisait pas, c'est au moment de mon passage que les vaches décident de paniquer, d'enfoncer leur clôture et de me couper le passage. Durant un bref moment, je me suis senti bien seul. Je rejoins les gars sur la suite : un gros pneu à soulever et faire basculer quatre fois dans un sens et quatre fois dans l'autre pour le repositionner comme au départ, le tout dans un champ en devers, s'il vous plaît !

Toujours cinquième, je retrouve avec plaisir un nouveau sentier, qui n'en est pas un, cette fois en descente et donc encore plus périlleux.

Enfin on retrouve la portion de route de cent mètres puis, après un rapide virage, je retrouve l'obstacle tant redouté : l’enchaînement de trois poutres rondes, humides et glissantes. Sur le côté, l'allemand qui était largement en tête est en pleine séance de burpees, ça met dans l'ambiance. Je me concentre et attaque la première poutre et arrive au bout des quatre mètres. Les poutres sont reliées entre elles par des poutres perpendiculaires : on peut profiter de ces dernières pour faire une mini- pause en ayant les appuis décalés. La poutre suivante est légèrement descendante : je réussis la traversée par miracle grâce à un déhanchement à la Travolta. Je ne réfléchis plus et franchis la suivante victorieusement avec un gros « yes » de soulagement : une place de gagner !

Toboggan bb

 

Ils adorent ça les Allemands : les tracés en plein milieu de la forêt, là où il n'y a pas de sentier ! Une nouvelle ascension ardue permet de retrouver le terrain de moto-cross du départ et par la même occasion de traverser le public nombreux et ce malgré la pluie.

Tobg

Une bâche tendue au sol et humidifiée de manière permanente nous permet de faire une jolie descente en mode toboggan avant d’atterrir dans une piscine de fortune, de l'eau jusqu'au oreilles : c'est fun ! Le « monkey barre » (échelle horizontale) suivant l'est beaucoup moins pour le coup. C'est les mains trempées que j'attaque les premiers barreaux : je glisse mais je ne lâche pas. Ça passe !

Singe

« The Wall », comme dans la chanson, se présente devant moi : il est haut mais je le franchis à la manière d'un voleur poursuivi par les gendarmes.

 

On continue avec un enchaînement de « montagnes russes » sur le terrain de moto-cross toujours plus boueux, avant de poursuivre avec un ramper en montée-descente lui aussi ! Une nouvelle ascension laisse place à une descente entrecoupée de deux trous remplis d'eau bien froide.

*Souffrance

On passe cette fois-ci sur la deuxième partie de course, sur la deuxième colline. Un peu à l'image du rondin de bois précédent, on attaque plein azimut avec un porter de sac.

Toujours troisième, je constate le retour du leader du début et d'un autre coureur. Le parcours très roulant dans les bois ne me permet pas d'accentuer l'écart. On franchit une série de pneus d'abord les jambes libres, puis avec les jambes maintenues serrées par un élastique. On relance immédiatement et je me fais reprendre : quatrième.

Je cours et nouvel obstacle : le tirage de la corde lestée avec un poids. J’enchaîne par une descente dans les bois qui se termine par des cordes en mode rappel tellement la pente est forte, puis me voilà face au javelot. Le cinquième arrive à côté et le sixième arrive juste !

Déconcentré, je loupe complètement, la sanction est là : trente burpees !

Final 2

S'engage alors une compétition à trois sur les burpees et à ce jeu c'est moi le plus rapide. Je tente en vain d'accélérer. Je saute dans une mare et m'enfonce dans la vase, le cinquième revient. Je sors du ruisseau et arrive sur le tirage de pneu. Encore à la bagarre, j’exécute le tirage de manière efficace et fais véritablement la différence sur le retour (grâce à la technique de Bruno, merci copain) : une fois le pneu tiré à l'aide de la corde, il faut le tirer avec les mains pour le remettre à la position de départ.

Faux filet

Une dernière ascension à travers la forêt pour rejoindre le terrain de moto-cross et c'est presque fini !

Je retrouve enfin les derniers obstacles et, sauf grosse défaillance, je devrais garder cette quatrième place...

D'abord il faut se remettre à l'eau et passer sous quatre poutres de bois disposées à la surface. Ensuite il faut monter une corde et là, que vois-je, le leader du début en pleine séance de burpees. Je grimpe la corde à bloc et me lance à corps perdu dans la descente. Je manque même de faire une sortie de piste. Je suis maintenant sous les barbelés et je décide de rouler pour vite franchir l'obstacle. Je réussis ma manœuvre sans penser aux conséquences : à peine redressé, je perds totalement la notion d'équilibre alors que, derrière, l'Allemand ultra-rapide arrive.

Fin filet

S'engage alors un sprint final ! je grimpe en peu en avance les conteneurs reliés entre eux par des cordages : un pour monter, un pour franchir l'espace entre eux et un autre pour descendre.

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Je ne suis pas vraiment efficace sur les trois parties : je me fais rattraper dans le descente. Il reste maintenant un plan incliné humidifié à franchir à l'aide d'une corde.

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En parfait face à face je ne lâche pas le morceau, je monte plus vite et redescends efficacement.

Finale

Il me reste à passer quelques pneus au-dessus desquels pendent des sacs de frappe.

Finish line

 

J'effectue un dernier saut au-dessus des braises, je suis troisième!

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Enfin, pas pour longtemps... suite à la pénalité du t-shirt orange au passage des barres parallèles, je suis finalement second !

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C'était inespéré vu la course et les nombreuses erreurs possibles.

Je suis ravi de cette deuxième place, contrairement aux regrets sur la Beast au Castellet, aujourd'hui c'était difficile de faire mieux.

Podium2 3

Je souhaite rendre hommage à Bruno et à son courage qui termine sa course malgré un K.O. technique suite à une lourde chute dans une descente glissante. Le service médical lui demandé d'abandonner et le guerrier n'a rien lâché ! Un grand merci à Emma pour ses encouragements et la prise des photographies. Et bien sûr le gros bisou à ma femme qui sait ce qu'elle m'apporte.

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First woman

The first lady!

Podium 11

 

En attendant va falloir retourner au charbon, prendre des conseils chez le copain de Rando running pour le côté trail et continuer à bosser les bras chez les amis de Fun&Fitness à L'isle d'Abeau!

Index

Boutique sport running bourgoin jallieu 38
 


 

 

 

 

 

Merci

Photos : Bruno et Ema, Heinz Schier pour Runner's World Allemagne et Spartan Race sur Facebook

 

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