Test chaussures

"Test-ta-chaussure"!

Première page et analyse du matériel à utiliser sur une course à obstacles.

 

Cette analyse est très personnelle. Il s’agit d'un « retour sur expérience » après trois participations sur des courses à obstacles : Mud day Lyon 2014 et Spartan Race Beast et Sprint au Castellet 2014 .

 Empriente

la chaussure !

 

Les éléments à prendre en compte sont nombreux et non exhaustifs.

La priorité reste à mon avis le maintien.

L'accroche est également important, tout comme l'amortie mais ces critères sont secondaires. Ensuite la solidité du chausson ou l'évacuation de l'eau sont à mon humble avis des caractéristiques de confort. En théorie l'on ne devrait pas jouer au foot avec une pierre sur le parcours ou mettre des coups de pied à chaque tronc d'arbre rencontrés.

Mais il va falloir « trouver chaussure à son pied » pour effectuer une course sans encombres.

 

Concrètement je n'ai pas pu essayer toutes mes paires sur des « vraies » course à obstacles en revanche j'ai pu réaliser des essaies dans des conditions presque identiques : boue, rivière, saut, pierres...

 

J'ai donc mis en compétition quatre modèles : les New Balance 1010 V2 et 890 V4, la Vivobarefoot Trail Freak et la Reebok One Cushion 2.0.

 

Chaques ses paires possèdent de gros atouts. La comparaison est cependant aisé.

Avant de commencer je précise à nouveau que l'analyse est très personnelle et que mon gabarit influe pour beaucoup dans les sensations ressenties lors des tests. Je pèse plus de 80 kilos, et je suis donc à classer dans la catégorie des coureurs lourds.

 

Nb1010 3jpg

 

Les NB 1010. Loin d'être la paire la plus minimaliste du marché, elle possède un drop de 4mm ce qui la classe dans les chaussures à faible amortie.

Elle est digne d’intérêt pour son approche du terrain très naturelle, et avec son faible drop, peu de chance de se blesser (entorse). Son maintien est excellent. Le pied est maintenu correctement sans être à l'étroit. Lors d'un franchissement de mur, la souplesse de la semelle permet d'utiliser l'avant de son pied comme avec une chaussure d'escalade. Lors des passages dans les coupures humides, l'évacuation de l'eau est presque immédiate. Aucun terrain ne gène la progression, sauf évidement en traversant un champ de boue, là comme sur toute les autres chaussures au bout d'un certain moment l'on transportera un minimum de terre.

Nb1010

Alors elle est parfaite, n'est ce pas ? Oui mais... et oui y a un mais !

Il faut dompter la bête. Lors des passages très caillouteux, l'erreur ne pardonne pas. La protection du pied est très faible (dessus et dessous). Il y a en effet que très peu d'amortie. Le sentiment de courir sans semelle est d'autant plus important que la durée d’entraînement augmente. L'on constate également que la chaussure est très fragile, le tissus se déchire assez facilement (rampé, grimpé de corde, …).

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Bilan : une chaussure parfaite pour les gabarit léger, de préférence sur des distances relativement courte (01h30 max), et sur des terrains peu caillouteux ! Pour les gros coureurs (comme moi), je conseils d'apprivoiser la chaussure avant de l'utiliser en compétition!

 

Les NB 890. Des routières pour les obstacles : le dynamisme a ses limites !

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Les quelques secondes grappillés grâce à son efficacité sur les parties très roulantes (bitume ou terrains très secs), ne rattraperons pas les minutes perdues à cause des nombreuses galères à prévoir. La semelle n'est pas suffisamment souple pour aider au passage des « murs ». Son accroche bien que correcte, ne sera pas assez efficace pour assurer un maintien sur les parties boueuses. La sensation de patiner est très rapidement présente. Même si l'amortie est agréable ; sur les courses à obstacles les portions longues de course ne sont que trop rares pour que cet aspect soit à privilégier !

890

Je précise que j'ai ajouté une difficulté à cette pauvre routière : les lacets xtenex ! Même si je suis fan de ce système de laçage habituellement, sur des course à obstacles ils n'ont pas leur place sauf à vouloir perdre ses précieuses chaussures par effet « ventouse » lors des passages dans l'eau ou dans la boue.

Bilan : cette routière est excellente pour se faire flasher sur la route mais à éviter lors des épreuves spartiates !

 

La Vivobarefoot...dans le même registre que la NB1010. Des chaussures que l'on maudit lorsqu'on est fatigué. La foulée doit être dynamique presque constamment (sur l'avant du pied). Cette paire est vraiment « minimaliste ».

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Cette paire est un véritable jouet. Elle est ma préféré au début de la sortie, elle est géniale pour sauter, pour accrocher en descente, sur les surfaces très glissantes, pour prendre appuis sur un tronc d'arbre détrempé, bref sur tous les obstacles artificiels ou naturels que l'on rencontre en course ou en forêt.

Elle est rustique et solide. Son système de laçage me paraît très efficace seulement s'il est bien rangé sous sa languette. Mais...et oui là encore y a un mais !

Cette chaussure fait appel à la foulée naturelle de l'homme et donc à l'amortie naturel que le corps est capable de faire sans assistance technique de la chaussure. Pour arriver à cette situation et sensation de « faire corps » avec sa paire, il faut être en super forme.

Vivo1

Une fois fatigué, même un peu, cette paire devient insupportable ! En effet le sol devient un adversaire à chaque foulées !

Vivo2

Bilan : une fois dominé, cette paire paraît une super chaussure pour la compétition. Pour moi, c'est pour le moment c'est trop dur. Je ne pense pas que le gabarit soit un obstacle infranchissable, par contre l'acclimatation à ce genre d'engin nécessite de longues heures de travail.

 

La Reebok, possède des qualités de routière et de traileuse à la fois.

Reebok2

J'aime son côté rustique et efficace sur les passages caillouteux, sur les sauts et sur les grimpés. En descente sur les parties sèches, les sensations sont excellentes. Sur les parties techniques la souplesse de la chaussure permet de s'éclater littéralement. Le maintien du pied est excellent peu de chance de se blesser.

Reebok

Cependant le manque d'accroche sur les partie humide est rédhibitoire. Même sur les obstacles mouillé, la partie est perdu d'avance. Elle est également championne pour transporter avec elle toute la terre collante qu'elle rencontre.

Bilan : à moins d'avoir à courir une épreuve sur terrain sec, je laisserai ma belle paire de Reebok de côté.

 

 

 

Le test effectué est relativement restreint. Il mérite évidement d'analyser beaucoup plus de marques et de paires. Pour le moment la chaussure a privilégié :

 

 

 

  • Une bon maintien du pied : laçage efficace (éviter les système de laçage révolutionnaire à moins de les avoir tester avant) proche du sol (je n'imagine pas d'utiliser les Hoka sur ce type de terrain, surtout sur les réceptions des obstacles en hauteurs).

  • Un amortie correcte (sauf pour les spécialistes « minimalistes »)

  • Une semelle avec de vrais crampons (oublier les vielles paires de tennis à la semelle lisse, sauf pour les non compétiteurs qui veulent faire le buzz avec les plus belles glissades)

  • Une chaussure relativement souple (pas une paire ultra lourde de randonnée, mais pas non plus une paire de chausson pour l'escalade)

  • Un compromis entre une paire pas trop lourde et une paire suffisamment robuste.

 

à suivre...

 

 

 

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