Valence Spahis Race, Urbain Trail

Urban Trail Valence

5 juillet 2015, Valence, Drôme. Le trail Urbain des Spahis.

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Un concept original que j'avais déjà remarqué l'année dernière quelques mois avant de commencer les courses à obstacles.

Fort de sa réussite de la première édition, l'édition 2015 s'annonce encore plus aboutie.

 

Une rapide traversée de la contrée du Dauphiné me permet d'être en temps et en heure au départ de la première vague élite à 08h30. Je m'échauffe, en partant en courant de la maison de mes parents.

Une animation en musique permet de monter en température avant le départ. Je zappe cette partie à base de squats et autres push-up.

Je croise Sébastien, en mode coureur et rédacteur pour « obstacle.fr », qui me fait une ultra-rapide interview d'avant-course, en même temps que les lauréats des années précédentes sont mis en avant par le speaker. Je suis là en totale discrétion.

Pas le temps de trop se poser de questions que le Colonel, patron des Spahis, commence le décompte fatidique. Au « un », les premiers coureurs s'élancent. Ça serait drôle d'annoncer un faux départ, juste une fois pour déconner !

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Le départ, magnifique avec la vue sur le château de Crussol en point de mire, est juste supersonique. J'ai du mal à suivre le trio de tête. Très serein, je les reprends doucement avant la première originalité du parcours : la descente dans le parking souterrain !

La sensation est étrange, il n'est pas aisé de respirer.

La sortie apparaît et la lumière redevient naturelle, je suis content de retrouver le soleil. La descente suivante me permet de me placer en tête de course. Je comprends, en suivant le vélo ouvreur, que l'on va emprunter la voie en bordure du Rhône. C'est là que les premiers obstacles apparaissent. Un passage au milieu des pneus, puis un barrage à base de carcasses de voitures et un saut au-dessus d'un mur, la course est enfin lancée !

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On enchaîne par des difficultés plus naturelles : un trou d'eau, des buttes de terres improvisées, des monotraces bien humides... c'est bien casse-pattes !

Je possède une très légère avance quand on commence le tunnel aquatique ! Un passage dans un tunnel avec un faible éclairage, de l'eau jusqu'au cou, je cherche la meilleure manière d'évoluer. Je décide de me laisser flotter et de me tracter, à la force des bras, grâce au câble tendu qui sert de main-courante.

J'ai perdu mon avance, mais économisé mes jambes. Je relance immédiatement à la sortie de l'eau. On court dans les bois, sur une trace improvisée, entre des arbres et des clôtures grillagées. On franchit ensuite une coupure humide grâce à des planches.

La suite se déroule dans ce bois : je risque de mélanger un peu l'ordre des obstacles. On se retrouve à passer des filets posés au sol, à franchir des filets verticaux accrochés entre des arbres, à emprunter des filets tendus horizontalement au-dessus d'un ruisseau. Bref, des filets à toutes les sauces !

Finalement, l’enchaînement de ces difficultés ne me permet pas de faire un véritable écart. On atteint les studios d'enregistrement de la ville  : un environnement urbain très coloré dû, en partie, aux nombreux tags plus ou moins réussis. Un mur très haut (plus de 2,5 m) est à franchir, puis un plus petit. L'écart est faible avec le deuxième. On enchaîne des descentes abruptes où l'on évolue à la manière d'un skieur en dérapage.

J'attaque et creuse un peu l'écart. On dévale sur la terrasse d'un hôtel puis on s'engouffre entre les murs des maisons.

Je commence à me détacher en arrivant au parc Jouvet, emblématique à Valence. Là encore, je passe sous un filet, puis je grimpe sur un conteneur vraiment haut.

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Les parties de « run » sont longues. Je prends une véritable avance. Ce ne sont pas les franchissements, à effectuer grâce aux filets posés contre les murs du parc, qui me freinent.

On s'amuse une première fois sur le champ de Mars, site également célèbre pour son kiosque Peynet.

Le site est au centre de la ville, et les gens peuvent voir ici du spectacle et, par la même occasion, nous encourager.

Les obstacles s'enchaînent de manière très régulière : je retiens un plan incliné à grimper grâce à une corde, des passages de pneus, des filets, des poutres, des buses pour les ramper, etc...

On descend dans la basse-ville, jusqu'à une ancienne piscine publique. L'aventure suivante est également très ludique même si elle n'est pas difficile : on progresse dans un environnement plongé dans le noir complet, où les seuls repères sont des lumières fluos disposées ici et là, au gré du parcours. La musique en fond rappelle l'ambiance des manœuvres militaires et des stands de tir.

On enchaîne un passage dans une piscine asséchée, de laquelle il faut sortir grâce à une échelle, puis un passage dans la piscine des enfants, histoire de nous rafraîchir un peu.

Il faut, à présent, remonter sur le Champ de Mars. Quelques escaliers et nous y voilà !

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Un dernier passage au-dessus d'obstacles pas très hauts permet de récupérer un peu. Suit une ascension de conteneur, bien haut celui-là, sur lequel attendent deux spahis prêts à aider les gens à grimper. Pour le coup je m'en sors seul. Je descends grâce à une voiture, posée au bas du conteneur, qui sert de marche. Je continue par-dessus une pyramide de bottes de paille avant de redescendre dans le parc Jouvet. Un dernier grand tour avant de rejoindre une dernière fois le Champ de Mars, lieu de l'arrivée. Je grimpe, à l'aide du dernier filet, l'ultime mur. Il me reste à traverser l'hélicoptère militaire, par son cockpit, et je coupe la ligne d'arrivée en 49 minutes et 21 secondes !

Derrière suivent mes compagnons, une grosse minute après moi.

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Un concept vraiment intéressant qui risque de surprendre pas mal d'entre nous par la place importante prise par la course à pied. J'ai apprécié les situations de course originales, comme le parking souterrain ou la piscine abandonnée, les parties humides tel que le « tunnel aquatique », les filets de toutes sortes, les conteneurs dans toutes leurs formes et l'introduction des carcasses de voitures qui laissent planer une ambiance à la « walking dead » !

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Les ravitaillements en eau étaient bien là, les bénévoles (ou pas) du régiment aussi : merci à eux !

Le podium est également présent, cela permet de profiter une deuxième fois de sa performance et de la partager avec ses proches ou ses amis.

Bref, j'ai vraiment aimé ce Trail Urbain à la sauce militaire... à la prochaine !

 

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Merci à Charles Tirel et à la page FB de la course pour les photos

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